Archives pour la catégorie Physique

La table d’émeraude, la Τοποσοφια μαθεσις uni√ersalis οντοποσοφια et le matérialisme

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Voici comment la guerre contre l’Islam et contre DAESH sera réellement et définitivement gagnée

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Les chrétiens qui se sont opposés au trinitarisme

propagande musulmane:

http://m.harunyahya.fr/fr/Articles/42605/les-chretiens-qui-se-sont

il est de toutes façons absolument faux que le christianisme trinitaire s’oppose au monothéisme .

la philosophie défendue ici (qui est l’idéalisme mathématisant) montre que l’Un séparé et transcendant (du monothéisme) est une erreur, conduisant au fanatisme, qui doit céder la place à l’Un immanent, se constituant progressivement dans l’histoire du progrès de la conscience dans la philosophie occidentale.

l’ontologie , théorie de l’être en tant qu’être. , est comme Badiou l’a montré la pensée du multiple pur, elle se trouve dans la théorie des ensembles en mathématiques, ou théorie du topos SET des ensembles.

elle est le point de départ (ce que Steiner appelle dans « Vérité et science » le « donné pur », avant toute connaissance) de la théorie de la connaissance intégrale.

l’histoire de la physique mathématique depuis 4 siècles peut se lire comme la montée du topos SET (topos de base, équivalent à l’ignorance de la multiplicité inconsistante des « chocs » sensibles extérieurs) vers les topoi superieurs qui sont notamment les faisceaux.

Physique théorique et théorie des topoi

Depuis 15 ou 20 ans il existe un développement rapide d’un nouveau champ de la physique théorique : l’application de la théorie des catégories et des topoi à cette science, qui permet de mieux comprendre l’évolution de la physique depuis 4 siècles et d’éclairer les nombreuses apories qui existent notamment en physique quantique.

Je me propose d’étudier et de suivre ce nouveau domaine de réflexions, dans le prolongement de cette « nouvelle objectivité », dégagée par l’œuvre de Marie Anne Cochet sur Brunschvicg, voir notamment les derniers articles portant sur le livre de Marie Anne Cochet à propos de Brunschvicg.

J’ai expliqué que l’émergence de la physique moderne il y a 4 siècles peut être vue comme un « changement d’objectivité » et, comme dit Brunschvicg, un « changement d’axe de la vie religieuse ».
Dans la physique aristotélicienne qui précède ce changement, le mouvement des corps est expliqué par leur tendance à rejoindre leur lieu naturel: lorsqu’on lance une pierre elle retombe vers la terre parce que c’est son lieu naturel, par contre si l’on allume un feu, la fumée monte vers le ciel parce que c’est son lieu. Aucune vertu explicative là dedans, ni bien sûr de prédiction quantitative qui pourrait permettre de vérifier sur des résultats chiffrés la validité d’une théorie.
Les « objets » (pierre, fumée) correspondent à la perception quotidienne, non aidée par un téléscope ou un microscope.

Par contre dans la physique géométrisée qui est celle des débuts de la science moderne, les objets sont des points et les solides sont conçus comme des ensembles de points: or un point est une entité idéale, qui n’a aucune existence réelle dans le monde extérieur. Un point géométrique peut être caractérisé comme une limite de contours de plus en plus petits, mais justement une limite est une notion idéale, une idéalité mathématique.

Dans le langage de la moderne mathématique, qui est celui de la théorie des catégories, n’existant que depuis 1945, on dira que le topos correspondant à la physique débutant chez Galilée, Copernic et Newton, appelée maintenant « physique classique » est le topos des ensembles (de points) qui est le topos SET (du mot anglais Set = ensemble) ou Ens (du mot « Ensemble »).

C’est exactement ce qui est dit au début de cet article, qui résume et simplifie les recherches récentes d’Isham et Doering:

Mario Tsatsos: introduction to topos physics

Voir page 11 et 12 (« The general idea ») du document pdf où le topos Set des ensembles est associé à la physique classique et page 12 c’est un topos différent, un préfaisceau, c’est à dire une catégorie de foncteurs vers la catégorie Set, qui est associé à la physique quantique.

Le changement d’axes du 17 eme siècle c’est que ce sont des idéalités mathématiques qui deviennent les « objets » de la physique, objets dans le sens de la théorie des catégories qui n’est apparue que 3 siecles après Descartes.

Aux époques précédentes, les objets étaient rudimentaires, grossiers, liés à la perception sensible d’un être naturel, se nommant « humain », soumis à ses pulsions d’être naturel: faim, actions sur le monde, désir de reproduction..

Nous appelons cela « passage du réalisme de la perception » à l’idéalisme mathématisant. Les idéalités mathématiques sont selon nous l’exemple parfait des Idées platoniciennes.

(La physique des topoi se nomme « néo-réaliste » mais c’est dans un tout autre sens que le réalisme de la perception).

Pourquoi est ce le topos des ensembles (de points) que l’humanité rencontre en premier dans sa montée vers le monde des idées ?

Ce même topos des ensembles qui est pour Badiou celui de l’ontologie d’Aristote, théorie de l’être en tant que multiple pur…

Parce que c’est le plus grossier: un ensemble s’obtient, comme on le sait depuis l’épisode du Cyclope de l’Odyssée, par dénombrement d’un troupeau et abstraction.

Seulement les moutons d’un troupeau vieillissent et meurent, tandis que les points d’un ensemble de points (comme une figure géométrique) ne changent pas, étant des idéalités.

C’est exactement le même gouffre que celui qui sépare la statique d’Archimede des théories du mouvement dans la mécanique : il a fallu près de 20 siècles à l’humanité pour le franchir.

Le statique, le stable, est plus facile à appréhender que le dynamique, le mouvement.

Voir:

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/mecanique-statique-dynamique-et-geometrie/

et

https://leonbrunschvicg.wordpress.com/topoi-et-physique-quantique/

Aussi le topos des ensembles est il rencontré avant les préfaisceaux, qui sont des topoi de foncteurs, de morphismes, non de simili-substances.

Nous voudrions élargir ce modèle des topoi à des idées differentes dans d’autres domaines que la physique. Par exemple à la philosophie, Daniel Parrochia a tenté un essai de ce genre dans « La raison systématique ».